Colloque de l’ADiS

 

Deux journées pour s’enrichir, partager son expérience et réfléchir aux différents aspects de la problématisation et à leurs implications dans la manière de faire acquérir les savoirs par les élèves et étudiants.

 

Des conférences et des partages de pratiques nous permettrons de trouver des éléments de réponse à ces questions avec, en ligne de mire, le transfert dans nos classes.

  • Comment problématiser ou construire le problème en classe de sciences ?
  • Problématiser pour mieux apprendre ?
  • Problématiser pour passer du « savoir que » au « savoir comment »
  • Problématiser pour revitaliser les savoirs scolaires en sciences

 

 

HORAIRE

 

 

TROIS CONFÉRENCES PLÉNIÈRES

 

« Problème, problématisation et savoir »

Mercredi / 14h - 15h15

Bernard Rey Professeur honoraire de l’Université Libre de Bruxelles au Service des sciences de l’éducation.

Nous tenterons d’éclaircir les notions de problème et de problématisation, désormais très fréquents dans les discours didactiques et pédagogiques. Nous en verrons les effets sur la manière de concevoir le savoir et sur les manières de faire acquérir les savoirs scolaires par les élèves.

 

« Problème et situation problème dans l’enseignement de la physique »

Jeudi / 9h30-10h45

Jean-Marie Boilevin Professeur à l’Université de Bretagne Occidentale et directeur du laboratoire CREAD.

Comment enseigner la physique à l’école obligatoire ? Les dispositifs d’enseignement prenant appui sur le problème de physique (démarche d’investigation, situation-problème, résolution de problème, etc.) très présents dans les curriculums actuels seraient-ils la solution ? Mais apprendre la physique suppose une négociation entre la rationalité de la physique et celle du sens commun. Du coup, apprendre à enseigner la physique suppose, non seulement la maitrise des savoirs disciplinaires mais également des modes de transmission en jeu et surtout des connaissances en épistémologie pour comprendre les questions (et les réponses) auxquelles s’attache la physique. 

« Travailler des problèmes en classe de biologie pour permettre aux élèves d’accéder à des formes extraordinaires de pensée »

Jeudi / 11h15 – 12h30

Denise Orange - Ravachol Professeure en sciences de l’éducation à l’Université de Lille et Christian Orange Professeur émérite à Nantes et titulaire de la chaire Didactique comparée à l’Université Libre de Bruxelles.

Pourquoi enseigner la biologie ? S’il s’agit de transmettre des informations sur le fonctionnement des systèmes vivants, ne sont-elles pas disponibles ailleurs ? Suivant les indications de J.-P. Astolfi (2008), nous développerons l’idée que si la biologie, comme toute autre discipline, mérite d’être enseignée, c’est qu’elle permet d’accéder à de nouvelles façons de voir le monde, en rupture avec la pensée commune ; à des formes extraordinaires de pensée. Pour cela, enseigner les résultats de la science ne suffit pas : les élèves doivent être confrontés à des problèmes biologiques ayant une réelle consistance épistémologique et mis dans les conditions de les travailler.

 

 

DEUX MOMENTS DE PARTAGE DE PRATIQUES

 

Des ateliers invitant à vivre des situations concrètes

Mercredi PM – 15h45 - 17h

Atelier présenté par Nathalie Dujardin - Institutrice maternelle et formatrice à l’asbl Hypothèse.

En vivant cet atelier, vous serez amenés à vous comprendre « comment amener chaque enfant d’une classe maternelle à dépasser ses préconceptions et construire une représentation plus élaborée concernant les échanges de chaleur. »

Ce projet a démarré en novembre lors d’une panne de chauffage. Les enfants ont très vite ressenti et exprimé qu’ils avaient froid : « Il fait froid mais mon manteau, il est bien chaud ! ». A partir de ce simple constat, les activités se sont succédées pour réajuster, affiner la notion d’isolant.

Il est évident que des notions de physique se sont construites, affinées au fil des questionnements, des expériences, des constats, des échanges collectifs et individuels (cahier de traces), des situations fortuites (matinée de gel), des visites (exposition de statues de glace), des rencontres,…

Un problème bien posé et la classe maternelle devient un champ d’investigation rempli de petits chercheurs.

Public visé: enseignant(e)s du préscolaire et du primaire, formateurs et étudiant(e)s en bachelier instituteurs préscolaire et primaire

Atelier présenté par Delphine Hanus – Maitre assistante à la Haute Ecole Henalux à Bastogne.

Cet atelier vous propose de vivre une activité qui intègre processus créatif et démarche d’investigation.

Après une première étape de problématisation individuelle enthousiasmante, suivie d’une étape d’émission d’hypothèses, c’est en groupe que vous pourrez résoudre le défi proposé et étancher votre soif !

Les thématiques abordées par ce défi sont « les états de la matière » et « les changements d’états ».

Public visé : enseignant(e)s du cycle 4 du primaire, formateurs et étudiant(e)s en bachelier instituteurs primaire

Atelier présenté par Dominique Oblinger - Conseillère pédagogique transversale à la Fédération Wallonie Bruxelles Enseignement (FBW E)

En problématisant le fonctionnement d'un objet du quotidien, on initie les notions d’isolant/conducteur & circuit ouvert/fermé.

Les participants prendront le rôle de l’élève en menant l’enquête et en travaillant sur chaque piste retenue sur base de manipulations dans des activités concrètes, dans des expériences, en modélisant le réel...

Public visé : enseignant(e)s de (M3 à S2) et formateurs et étudiant(e)s en bachelier pour ces mêmes cycles.

Atelier présenté par Florence Richard – Institutrice primaire et formatrice à l’asbl Hypothèse.

Pour « En finir avec la liste des os ! », cet atelier questionne la relation nécessaire entre les os et les muscles pour permettre le mouvement.

Vous verrez des traces des élèves au travail et vous vivrez une des activités, pour comprendre comment peu à peu lever des freins et permettre aux élèves de modéliser et construire une réponse au problème qu'ils ont soulevé .

Public visé: enseignant(e)s du cycle 4 du primaire, formateurs et étudiant(e)s en bachelier instituteurs primaire

Atelier présenté par Myriam De Kesel  - Professeur en didactique de la biologie à l’UCL et Jim Plumat – professeur en didactique de physique à l’UCL et à UNamur

Notre atelier a pour objectif de faire vivre aux participants, via une activité de problématisation, la construction d’un savoir scientifique en lien avec le concept de potentiel électrochimique de membrane. Les connaissances construites par les participants appartiendront à trois champs disciplinaires : la biologie (pour la nature du potentiel membranaire de repos), la chimie (pour la notion de potentiel chimique) et la physique (pour la notion de potentiel électrique).

Durant l’atelier, des voix off indiqueront les différentes étapes de la problématisation afin de permettre aux enseignants un transfert optimal de l’activité dans leurs classes.

Public visé : enseignants de secondaire supérieur (4è, 5è et 6è) et formateurs et étudiant(e)s d’université

Ateliers présentés par des étudiants ou diplômés de l’ISPG de bac Primaire, chapeautés par Hichem Dahmouche, Chercheur en sciences de l’éducation à l’ULB.

A partir de différents sujets ( la nouvelle classification du vivant, l’alimentation équilibrée, les leviers, le cycle de l’eau), les étudiants ont construit des situations problèmes ou des énigmes qu'ils ont proposées en classe primaire. Les participants à l'atelier seront invités à identifier les données et les contraintes des situations  pour construire la problématique et essayer de la résoudre.

Public visé: enseignant(e)s de P3 à S2 et formateurs et étudiant(e)s en bachelier primaire et AESI

Cet atelier animé par Philippe Capelle et Antoine Hubert (Manager de ESERO Belgium), spécialisés dans l’enseignement des sciences, la formation d’enseignants, le développement de ressources pédagogiques et le suivi de projets didactiques.

Une mise en situation problématisante est proposée, en format vidéo, par un scientifique spécialisé dans l’étude des matériaux pour une utilisation spatiale. Les participant(e)s devront déterminer les matériaux les plus appropriés pour certaines utilisations précises (conductivités électrique et thermique, masse, magnétisme, etc.).

Les participant(e)s comprendront davantage l’importance pour leurs élèves de poser le problème,  de construire  des hypothèses, d'étudier des variables, de prendre des mesures, de partager les résultats et de formuler les concepts reconnus comme valides dans le cadre proposé.

Public visé: enseignant(e)s des cycles 2, 3 et 4 du primaire, et formateurs et étudiant(e)s en bachelier primaire.

 

 

« Partages de pratiques »

Jeudi PM

Des discussions en groupes, en présence des orateurs, sur nos réactions et les moyens d’intégrer davantage ce type d’approche pédagogique dans nos cours.

Le type de questions qui seront débattues seraient : Qu’est-ce qui vous a marqué(e) ? Quelles sont vos pratiques par rapport à ce qui a été présenté ? Que pourrais-je modifier dans mes cours ? Quelles nouvelles idées pourrais-je y intégrer ?

 

 

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INFOS PRATIQUES

Campus Galileo
Rue royale 336, 1030 Schaerbeek
Comment y accéder ?

Inscription obligatoire avant le 3 septembre 2018 :
https://lc.cx/adis2018

Frais d'inscription :

  • Mercredi : gratuit
  • Jeudi : 10€ / Gratuit pour les étudiants, les enseignants inscrits via l'IFC et les membres de l'ADiS en ordre de cotisation

 


Avec le soutien de la Fédération Wallonie Bruxelles, de la Wallonie, de l’IFC, de l’ESA, de Esero